09/03/2011

rue de termonde

Y a un type, à Bruxelles, qui roule dans une Polo bleue customisée d’un magnifique sticker « Pussy Wagon ». Genre.  Il est assis de travers dans son siège. Pousse à fond la première pour faire tout comme un grand pilote de course, dans les petites rue de Ganshoren. A huit heures trente du matin. Tu rends compte ? J’avais l’impression d’être à Farciennes, l’espace d’un instant. Ben ouais, les voitures tunnées, c’est un peu carolo. Je ne te parle, évidemment, pas des vielles caisses ancestrales avec les flammes hein. Ca, j’aime bien. Mais des Opel Corsa 2003 avec des éclairs verts et des têtes d’indiens. Moyen dans mon top des kifs. Je pense qu’il a zappé des éléments du grand Tarantino ! A savoir, le gars de la « Pussy Wagon » se fait défoncer la gueule par Uma. Avec une porte. Elle lui explose la boîte crânienne. Quel mec veut encore coller cette inscription sur sa caisse après cette scène ? Hein ? On est plus à l’abri de rien, même le matin. Si toi aussi, tu rencontres le type à la Polo bleue… écris-moi… Prends le en photo, parce que moi, j’étais tellement mal éveillée que j’ai syncopé sur place. J’avais pas bu tout mon café. Ma maman me le dit tout le temps : « Lève –toi plus tôt, mais prends ton café à la cool ! » Elle a raison. Le monde devient tellement « pythonnien », faut s’armer, être en alerte, ne rien lâcher, dès l’aube. Offensif au premier pied sur l’asphalte, la connerie et le beauf attaquent en tout sens, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.

18:25 Écrit par Tout de bon! | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08/03/2011

Bad Boy

C’est la journée de la femme. Genre. Comme Saint-Nicolas quoi, on fait une fête. Les femmes ne seront pas de corvées vaisselle ce soir. « Y pas de quoi chérie, c’est la journée de la femme, fais toi plaisir ». Te jure. Les trucs à la con parfois. Et le reste de l’année, je me fais souffrir, hein ? La nature humaine est bien faite. Faut avouer. Avec toutes les énormités que nous entendons en ce jour consacré…nos oreilles tiennent le coup. Y pas plus macho comme journée. Regarde, mon collègue du bureau d’a côté, il aime la journée de la femme. Il est gentil juste aujourd’hui. Lui donne bonne conscience. Le reste du temps, il est pourri. Mais bien flétri, tu vois. Un beau salaud de toute grande classe, dissimulé sous un petit homme à l’air guilleret. Sans envergure, mais pervers quand même. C’est les pires. Ceux qui ont pas l’air. Quand tu as eu une maman comme la mienne, tu sais que l’hommage et le respect doivent être quotidien. En contrepartie des bruits d’os cassés, des nez lâchement percutés par des poings lancés à bout de bras musclés. En raison des mille phrases cinglantes qui, parfois, te forcent à déposer le second genou à terre. Pour ne pas oublier les regards soutenus qui annoncent le début de l’inhumain et soulève chaque poil comme le vent dans les herbes. Un regard. Parfois c’est comme un tsunami. Pour toutes les femmes, à travers le monde, qui ne possède plus leur corps, leur plaisir, et ne connaissent que soumission et peur. Une journée ne suffit pas. Le monstre est trop fort. Alors c’est chaque jour que nous devrions être vigilant, dans chacun de nos mots, de nos gestes. Mais évidemment, un truc qu’il faut faire chaque jour, c’est pas vendeur hein… rien de médiatique là dedans. Rien de rentable. Alors bon, messieurs, évitez d’être con, un jour sur deux, c’est déjà pas mal ! On s’en contentera !
A pluche les fous !

18:33 Écrit par Tout de bon! | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |