07/03/2010

Je cours!

Vraiment de quoi en paumer son wallon, la vie a misé sur la vitesse supérieure et je me traîne... 'tain, rythme de folie, je ne sais pas trop combien de temps ma mécanique corporelle mal huilée va tenir la cadence. A quand l'armistice? Hein, je te le demande. Je sors le mouchoir blanc en signe de capitulation. Le temps oppressant a gagné la rude bataille de l'hiver. Si tu comptabilises les trucs obligatoires et les instants de plaisir nécessaire à une survie, t'étonne pas que je poste un misérable billet par semaine. Quoi, tu veux une liste de 'to do'... Je t'aime lecteur. Non, de savoir que je t'ai converti aux 'to do'... Ça me remonte! Vu que tu insistes double dose d'insistage made in détermination:

Alors, dans les trucs obligatoires, le travail... Ben oui, t'as signé un contrat, t'es limite obligé. Ça te prend 37H30 de ta semaine. Ben autant te dire, c'est 'do'. Avec le sourire et l'énergie, le soulagement quand le salaire tombe au début du mois. Seul moment où ta mobilisation trouve un écho réconfortant dans cette solitude d'employée!

Payer, classer, comprendre les codes de l'administration, te prendre la tête avec la bête meuf des impôts et le type du call center de Base, 'do'! Et l'expression 'une main de fer dans un gant de velours' ne fait pas partie de celles qui me caractérisent. Alors, voilà, encore quelques personnes supplémentaires à ajouter à la longue et interminable liste 'ne te parleront plus jamais'...

Ranger la cave, du moins, trouver une solution pour accéder la cave... toujours 'to do'. Depuis décembre 2009. Sans commentaires.

Ranger mes fringues, jeter ceux dans lesquels je ne rentre plus. 'To do'.

Plus le milliard de trucs chiants que je m'impose personnellement, rapport à cette maniaquerie, la table basse et son parallélisme incertain, sécher les vêtements la fenêtre ouverte pour qu'ils sentent bon l'adoucissant, savoir quelles chaussures mettre le matin, alors que cela fait déjà trois minutes que je devrais être au bureau... ect, ect...

Dans le kit de survie, tu as écrire, faire l'amour, écouter de la musique, rire, rêver, m'engueuler, boire, de l'eau à la vodka, manger, dormir tard, faire des bisous à ma mom's et au bro, voir les amis, les inviter, danser, pompidup grand cru, râler, encore, nager, partir en vacances.... Et bien là, je ne suis pas très fière. Je pense à tous les proches qui n'ont pas reçu de mes nouvelles depuis un bail plus long que le contrat locatif, à mon projet d'écriture qui végète et comptabilise plus de lignes effacées que l'inverse, la pauvreté de mon blog ces dernières semaines, les envies de light show insatisfaites, le peu de livres terminés... Pas cool. Il fait froid de ce côté.

Je te dirais bien que je vais inverser le mouvement, rétablir la balance entre l'utile et l'agréable, mais vu les prévisions météorologiques merdiques, sans soleil, je ne sais pas trop comment y arriver. Pluche hiberne gars! Mais je vais m'éveiller, t'inquiète. Les semaines semblent juste trop courtes pour l'instant. Quoi, c'est ça la vie, non, tu déconnes, pense pas cela. La vie c'est mieux que cette course effrénée contre le temps perdu. Tout de bon!

 

 

 

22:59 Écrit par Tout de bon! dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

j'm ton style il est rafraichissant ;))

Écrit par : imagine | 07/03/2010

thanks!

Écrit par : pluche | 07/03/2010

Les commentaires sont fermés.