28/01/2010

Histoire de tifs

Pour ne pas rester sur la touche négative du billet précédent... un tit truc écrit une nuit de fête. Ben oui, après une bonne fiesta, parfois, je m'attarde devant mon ordi et je réfléchis à des sujets hautement philosophiques et existentiels... tel que mon parcours capillaire.

3 ans: coupe au bol à la Mireille en blond platine.

5ans: après plusieurs expérimentations malheureuses de la madré, mamy reprend le flambeau. Ils sont longs, très longs, en nattes, avec l'élastique à deux boules. Oui, celui qui te tue le cuir chevelu. Mamy refuse tous signes d'insubordination... me vide la moitié de la bombe de laque sur la caboche le jours des photos... pas moyen de décoiffer les tresses. Photo de profil, je tilte sur mon nez. Déjà. Quel con ce photographe, pouvait pas me prendre de face, non?

7 ans: avec l'appui de bon-papa, on me coupe quinze bon centimètres. Enfin. Je me rebelle, plus personne n'arrive à me les démêler. Cheveux au vent, je m'autorise de temps à autre le fameux bandana, genre gangster latinos... hé oui, les années 80... Voilà, ils sont blonds, m'arrivent à la moitié du dos, sont pleins de nœuds.

15 ans: seize heures de piscine par semaine, compétition le dimanche, ma vie dans le chlore! Je les supporte plus. Encombrants sous mon bonnet... je les rase. Oui. La boule à zéro. Demande à Popov, y a pas mieux pour l'aérodynamisme. Maman trouve cela génial, mamy pleure pendant un mois. Jamais d'accord ces deux-là! Une rumeur circule à l'école, les plus connes me croient cancéreuse. Vas-y, parle...

16 ans: je découvre le henné rouge. Super contente du résultat. Mon statut de marginale se confirme à l'école. En plus je lis des San Antonio... et je rigole avec les mecs, qui viennent m'encourager en compétition. La même année, je me tape les deux beaux gosses de l'école qui découvrent Nirvana... et adorent être vu avec une fille pas comme les autres. Moi, Kurt, je trouve qu'il devrait se laver. Je kiffe Steel Pulse. Je découvre Pharcyde et Mister Bungle. Bois de la bière et fume des joints.

19 ans: j'arrive en supérieur avec la coupe de la gamine dans Léon. En rouge, toujours. J'ai enfin trouvé le style rétro qui sied à ma tête de piaf. Oui, rapport à mon nez. Frange ultra courte, nuque dégagée. J'adore. Bosse dans les bars. Bois de la vodka. Arrête de fumer des joints pour payer le loyer. Fais du théâtre, découvre les philosophes et Bernard Marie Koltès.

23 ans: L'entretien de la coupe 'la gamine dans Léon' demande trop de soins. Je décide de les laisser pousser. Foulards, tissus africains, pinces... Sais plus quoi faire. Une année de non-style. M'en fous, j'ai un mec (Oui, c'est déjà Lui)...

24 ans: Super longueur, frange bien ronde, pour glamouriser le tout, je décide d'arrêter le henné et de devenir a nouveau pétasse. Sauf qu'ils sont moins blonds qu'auparavant... J'ai a peu près la même tête qu'a 7 ans. Toujours autant de nœuds.

Voilà. Depuis, je galère. Je vous avoue franchement, petite confidence, que la coupe Léon me manque, suis toujours tentée de remettre le couvert... Mais je ne fais pas assez confiance à Mimosa...Oui, Mimosa, ma coiffeuse. En plus, Ils deviennent gris. Je refuse de les teindre. Toutefois, la remarque d'un pote, dans le texte: « Pour tes gris...ils auront beaux avoir la plus grande classsss...ça restera tjrs des gris qu un jour ou l'autre tu ne supporteras plus » Oui. C'est vrai que les femmes de la famille ont de super beaux cheveux gris 'poivre et sel', mais la pique amicale a provoqué la réflexion. Je me teins les cheveux ou pas? Voilà. J'en suis là après trente ans d'expériences sur ma tignasse. Qui a dit pathétique?

15:16 Écrit par Tout de bon! dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Mais kel gris!? Alors là t'en a trop dit, maintenant je veux voir les photos...et toutes, surtout la boule à zéro, j'y crois pas! Izou

Écrit par : izou | 06/02/2010

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