10/12/2009

Mon matin.

Ce matin, j’ai vu un petit garçon d’une dizaine d’années, avec son vélo, devant chez moi. Ne sais pas trop ce qu’il foutait là, car, si je ne perds pas la boule, on est jeudi. Et dans le monde des enfants, jeudi égal école. Ecole égal cour de récré et salle classe. Soit. Le petit, avec son bonnet rouge mais sans cartable, faisait un truc vraiment bizarre. Son pneu se dégonflait, et il avait fait une poupée avec un mouchoir en papier pour empêcher l’air de se faire la malle. Mais si, tu sais, une poupée, une espèce de pansement avec un tit noeud au dessus. Et bien lui, il essayait de réparer sa roue avec un kleenex. Ca m’a fait sourire. Moi, avec ma gueule dans le cul, mes cernes, mon taf et mes problèmes, j’aurais bien aimé être à sa place, école buissonnière et débrouille. Me voilà plongée des mes souvenirs, monte la rue vers la station de métro, hop, le rate. M’assied sur le  fauteuil orange seventies et me tape la musique de merde de la Stib, à fond. Mais vraiment, dans ma station, le volume sonore te pète les tympans. Ouais, la Stib, c’est pas le genre à faire les choses à moitié. Soit t’as pas de sièges et pas de musique, soit t’as tout et trop à la fois. La rame se pointe, grimpe dedans et déniche une place face à un gars ‘normal’. Jusque là, tout va bien. Sauf que le type ‘normal’ se trouve être pris de spasmes. Il remue, gigote, se retourne,… et là, je sais pas comment, mes yeux atterrissent sur son entrejambe, et je vois que le type a une trique d’enfer, que son futal va exploser. Il ne sait plus comment s’asseoir, ni même comment se lever. A mon avis, il a sûrement oublié son nom et celui de sa mère. En tout cas, moi, je suis super mal à l’aise. D’autant que je dois me lever pour sortir. Se lever dans le métro veut dire se faufiler entre les corps de parfaits inconnus. Et moi, là, à neuf heures du mat, j’ai envie de pleins de trucs sauf de frôler, de loin ou de près,  un type même pas beau qui bande en plein transport en commun. Je me dis que la vie m’envoie des signes surprenants. Le reste de la journée n’a cessé de confirmer ceci : aurais mieux fait de pas sortir de mon lit, car je suis entourée de gens complètement dingue. Pluche en stress, comme à son habitude. On ne change pas une équipe qui gagne. Même si les trophées sont pourris !

18:00 Écrit par Tout de bon! dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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