21/09/2013

All over again

Je sais. Tu le sais. J’ai trente-quatre ans (Dans les magazines People des salles d’attente blanchies, je ne capte pas qui sont-ce ces gens dont on cause là-dedans…).

J’ai un blog.

La plupart des badauds numériques qui y passent me connaissent (MY LOVE comprit).

Partant de ce postulat pourri (un espace de liberté d’expression anéanti par un anonymat quasi inexistant), je vais prendre un risque. Je vais te décrire par le menu mon occupation de SEXY LADY du jour.

Et je le sens, il est probable, voire possible (Police’s joke) que je traîne ce dossier UNTIL TO THE END OF TIME j’ai envie de te dire.

Je vais détailler, poser le cadre sécurisé où ton jugement mérité pourra s’épanouir.

Je vais peut-être divorcer pour t’épanouir, Lecteur.

Comme Luv Coloc est à l’étranger, je ne pourrai même pas prétendre à une LAST NIGHT transpirante. La faute sera déjà avouée. T’auras juste a CRY ME A RIVER

 

Je suis dans mon salon. Assise en lotus dans le fauteuil avec mon plus beau training large gris clair, un top et un foulard (parce que putain, sa mère, qu’est-ce qu’on se les gèle dans ce pays).  Je surfais sur le net, puis, je voulais divertir mes biatches, poster des trucs à la con sur leur mur FB. Et j’ai LOSING MY WAY mon frère. Je suis tombée sur les vidéos de la tournée « FUTURE SEX/LOVE » de Justin. Et là…. DAMN GIRL…. Je me suis tapée une heure trente de concert en poussant des cris de jouvencelle, en me mordant les doigts… en me disant «  Mais c’est pas possible de bouger son body de pareille façon », en imaginant comment je pourrais buter Jessica, et d’abord, qu’est-ce qu’elle a de plus que moi, cette pute ? Hein ? Mon rythme cardiaque en montagne russe à chaque fois qu’il réajuste son costume ou remonte ses manches. Complètement groupie, la fille. Pour pas mouiller de la culotte seule, j’ai forwardé la vidéo à toutes mes copines, casées ou non, histoire de niquer le samedi de tout la clique, y a pas de raisons. Avec des petits com… « Vas-y mate comment y fait à 3.23 sur la partie 4, tu rends compte… Ouais, je sais, moi aussi, je meure là, laisse tomber » (Genre, t’as cru que j’allais leur causer scénographie et tout ou quoi ?) T’es déçu de moi-même. Tu t’attendais pas, hein ? Ce blondinet là.  Je sais. Ça aussi, je le sais. Je peux pas t’l’expliquer. Kif, love & flash les vieilles groupies… 

 




17:29 Écrit par Tout de bon! | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : justin, timberlake, groupie, honte, culotte |  Facebook |

29/05/2013

Hep!

Ecoute, ne me fais pas la gueule Lecteur. Allez dis, t’es soupe au lait quand même. Tu crois je fais rien dans ma vie ? Hein ? Tu crois ça va vite le matin pour m’habiller ? Ben non. Ca prend des plombes. J’ai rien à me mettre. Tu crois je cogite pas trois heures le soir pour voir si je fais à manger ou pas. Ou pas. Parfaitement, et j’y ai bien réfléchi. Trois heures (genre si tu suis pas, tu sors, parce que bon, hein). Tu crois j’attends pas toute la semaine le dernier épisode de « The Big Bang Theory »  en pleurant... pour rire enfin dans ce monde pluvieux ? Je pleure Lecteur. Et j’ai pas le temps d’écrire. Au vu des explications et exemples détaillés de mes préoccupations journalières ci-dessus, genre, je suis presque en burn-out. Tu m’excuseras. J’vais écrire un post en « vrac » pour combler le retard…

Alors, bonne nouvelle, je glisse dans tous mes frocs d’été. Mais large. Tenter de faire un gosse me fait maigrir. Je précise rien d’autre, comme cela, tu t’imagineras des millions de trucs salaces. Tu remarqueras que je n’ai, malheureusement, pas encore banni les mots truc, chose et machin de mon vocabulaire. Voilà. Maintenant, tu peux illuminer ta tronche d’un large sourire.  En effet, la  « Loi de la Vexation Universelle » me frappe de plein fouet. Je suis au sol, je me tords de douleur, je décède lentement. Pour une fois, putain, que je dois pas faire régime pour rentrer dans mes fringues d’été, pour une fois… ben y a pas d’été.

Je suis allée au Luxembourg. A l’étranger quoi. Et quand on est pas en Belgique, Luv Coloc de mon cœur accepte de faire du shopping avec myself. Là-bas, dans cette ville aseptisée, customisée de caméras vidéos tous les cinq cent mètres, y avait un magasin…de chaussures…tu devineras jamais, si allez devine (non, c’est toi raccroche)… Mais oui, Louboutin, Rossi et Jimmy. Ben tellement je voulais bien reluquer les modèles de près, je m’suis cognée le front sur la vitrine (oui, j’aurais pu entrer dans le magasin, je sais, j’suis con). J’ai découvert un truc formidable, même après treize ans de vie commune, j’étais toute émue de me taper la honte devant Luv Coloc. La vie quotidienne « pipi porte ouverte et pijama pilou » n’a pas encore eu raison de tout !

Les articles alarmistes sur l’épilation intégrale du maillot ont déclenchés une remise en question, voire une crise existentielle, dans ma gestion pileuse. Je sais plus quoi faire de mon pubis. Je sais, c’est balancé comme ça, t’étais pas préparé… j’ai dit news en vrac, c’est news en vrac.

Je traverse, pour ne pas changer, une période d’insomnie virulente. J’attends patiemment de plonger, pendant trois jours, dans un sommeil de princesse réparateur. Avec des boucles dans les cheveux, une robe en dentelle, les mains croisées sur le ventre, sans ronfler. Si c’était possible, quand je me réveille, j’aimerais avoir gagné au Lotto.

 

Sinon, pour du vrai, je bosse sur mes fauteuils, je prépare mes exams, je passe mes examens, je suis en coaching pour accepter mes trente-quatre ans, et je prépare ma déclaration d’impôts.  Kif, love & flash les cheveux propres les vilains !





25/04/2013

sunshine

Aujourd'hui, y avait comme un air de fête. Comme s'il suffisait que le celsius grimpe pour tromper la nostalgie. Comme si ra25042013900.jpgnger la terrasse, trier, jeter l'inutile encombrant rimait avec nouveau départ. Comme si planter, remer la terre, fleurir le balcon, deviner les bourgeons prêts à éclore dessinait les jours meilleurs à venir. Comme si j'avais presqu'envie de parler aux gens. Comme si j'allais éclater de rire spontanémment. Comme si je pouvais encore tout affronter.Aujourd'hui, y avait comme un air de fête.Alors que j'étais seule. Alors même que mon amour est loin, au delà des frontières. Alors même plus encore que mon frigo crie famine, victime innocente des portes closes des supermarchés, et, que mon compte en banque tente de raquetter celui des autres pour paraître moins mince et con. Aujourd'hui, y avait comme un air de fête. J'avais décidé de décider, puis je n'en ai rien fait. Et comme aujourd'hui, y avait un air de fête, j'ai laissé aller. J'ai fait confiance.Je me suis assise dans mon fauteuil design bleu plasitque tressé, j'ai pas mis beaucoup de musique. J'ai écouté les oiseaux. J'm'suis dis: "Putain, Lamartine, sors de ce corps!" J'ai flippé de crever trop tôt au bord d'un lac. D'autant plus... Lamartine me gonfle. Je préfère terminer comme un héros de Fante ou Bukowski. Un jour de fête, mais pas aujourd'hui.

22:43 Écrit par Tout de bon! | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/03/2013

le retour des stats...

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Et des examens, raison pour laquelle je traîne par ici depuis deux jours… Mon outil copain d’espionnage m’a appris qu’une personne ayant lancé une recherche pole-dance-sexy était tombé sur un de mes post… Tu rends compte… N’ai pourtant jamais tapé ce genre de mots clefs sur aucune de mes brèves élucubrations. Donc. Question. Comment le navigateur de cette personne a pu, intuitivement, savoir que, le pole dance, je trouvais ça génial, et, que peut-être l’internaute intéressé trouverait son bonheur sur mon blog ? Hein, j’te l’demande. Ca fait peur, non ? Ce truc m’analyse ou quoi ? Non mais dis-moi ! Tu penses la navigateur ? Arrête ça tout de suite !

Bon, le pole dance. Déjà, ça te fait des abdos en béton. Si. Tu crois qu’elle contracte du cul la dame pour tenir ou quoi ? Non, Lecteur, elle gaine ! Et elle gaine quoi ? Sa ceinture abdominale, parfaitement.  Privejoke en approche… Et elle a pas de problèmes de périnée la dame ! Ok… Tu suis biatche… Fin de la privejoke, si t’as pas compris Lecteur lambda, c’est normal, j’ai envie de t’écrire.  C’est le but. C’est comme ça, c’est pour les initiés. Toi t’es débutant, mais si tu reviens, tu pourras suivre l’enroule, un jour. Passons.  Ecoute, je dois étudier des trucs là, j’ai pas le temps de t’expliquer. Donc, le pole dance (non parce que bon, j’aimerais le satisfaire ce cher internaute…quand même…), c’est sympa aussi, t’as une excuse supplémentaire pour acheter des chaussures particulières (des chaussures de putes, oui, verbalise…). Et moi, dès qu’un truc peut me permettre d’acheter des chaussures, je suis preneuse (mariage, communion, décès, entretien d’embauche, voyage et pole dance). Ensuite, d’ailleurs, j’aurais du commencer par là, c’est sexe (quand je pense que mon frère lis toutes ces conneries, merci bro de ne pas m’en tenir rigueur… ) Si, c’est sexe. Fais pas ta prude, si tu maîtrises la technique et que tu ajoutes ta touche sensualité perso, dans les cas de libido à la baisse, tu assistes à une progression intéressante de la courbe…  Après, faut avoir une barre de pole dance à portée de main. Pas facile. Etre parfaitement épilée. Réalisable. Avoir de la lingerie raccord. Ou pas de lingerie, en fait. Ok. Des putes shoes. A l’aise. Des abdos. Euh. De la maîtrise. Ah. Et ne pas être un mix incertain entre Gaston Lagaffe et Pierre Richard. Je me couche. Je te raconte tout cela, Lecteur, pour que tu comprennes  bien que le pole dance, c’est pas une histoire de pin up.  Mais va falloir que je me replonge dans le néoclassicisme (y avait pas de barres de pole dance dans les appartements de Louis XVI…). Tout de bon dans tes nombreuses errances numériques ! See you soon !

16:26 Écrit par Tout de bon! | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pole dance, pute shoes, statistiques, abdos, privejoke |  Facebook |

27/02/2013

Bx by night

fool moon,graf,tag,bruxelles,night,street promoPetit resto avec mon ami Crevette… que je dois arrêter de l’appeler comme ça, ça n’a pas de sens, ça date de loin, c’est resté, c’est con… Pas mon soir de voiture, donc me v’là dans le tram… Et comme je deviens un peu vieille, j’ai eu un bref moment nostalgique… l’espace d’un instant, avant de me reprendre dare-dare… L’époque où je traversais cette ville de part en part la nuit. Quand je rentrais du taf (j’étais serveuse putain, combien de fois vais-je devoir le répéter, tu retiens rien lecteur, j’suis déçue.)…vers deux trois heures du mat, à pied, la dingue quoi, du centre ville vers Saint-Gilles, en fumant mon petit joint… Pour les street promos du groupe de rap de luv coloc, baskets, sac à dos blindé de flyers et de stickers, sautillant pour atteindre le panneau de stop (même une fois, un type m’a fait la courte échelle )… En revenant défoncée à la vodka redbull du Fool Moon… tu connais ? Ancien repère ragga dance hall qui a fermé j’sais pas depuis combien de temps. Avec 500 Fb tu faisais ta soirée, le taux d’alcoolémie bien élevé et des crampes dans les cuisses tellement que tu avais tortillé du cul ! Les retours en vélo avec mon acolyte E.V.E, en rollers, accrochée au porte bagage. On se demande toujours comment on a pas perdu la vie, tant on zigzaguait à trente centimètres de la berge du canal. Les premières semaines de ma première rupture, quand je squattais devant l’appart du parti, à fumer des clopes en attendant que la lumière s’éteigne… Et attendre encore, pour être certaine. Puis les interminables poursuites avec luv coloc, les engueulades, les « je pars t’es un connard » et vas-y que je te traverse tous les quartiers les plus pourris de la capitale à pieds à six heures du mat en pleurant (une proie facile quoi….) La fois où je me suis tapée Saint-Gilles-Laeken avec un pochoir pour tagguer le trottoir de la maison familiale de luv coloc, par amour, par folie… et celle où j’ai placardé mon affiche « Wanted LUV COLOC » collage home-made , dans le centre ville, pour qu’il revienne. Bruxelles, la nuit, c’est une grande et belle découverte. Les plus beaux souvenirs de ma vie jusque maintenant. Je dis pas qu’il n’y en aura pas d’autres, mais, franchement, rien ne me procure plus de liberté que de me promener en training-basket dans les rues bruxelloises éclairées, en fumant plein de clopes. Elle est belle cette ville. Et la nuit, j’aime ça. Peace.

23:33 Écrit par Tout de bon! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fool moon, graf, tag, bruxelles, night, street promo |  Facebook |

23/01/2013

cry baby, cry!

Ma mamy est morte. Il y a un mois. J’ai pas pleuré. Pas trop. Moins que tout le monde. Mais là. Je comptabilise cinq beaux jours de déprime larmoyante au compteur. Une bombe à retardement m’a explosé à la gueule. L’onde dépressive ne cesse de gagner du terrain. S’agit pas d’émettre un quelconque avis sur la cuisson du poulet sans que je prenne la mouche en mode gémeaux ascendant scorpion (ouais, je sais, j’suis pas gâtée par les étoiles… ). J’me dis que je devrais, de tout urgence, contacter ma psy aux belles chaussures  - que je n’ai plus vue depuis trois ans, preuve que je suis une fille équilibrée et heureuse -  mais j’ai pas que ça à foutre. Passons.  Tu veux connaître précisément mes occupations, curieux petit lecteur… Mais comme je te comprends, moi aussi, si je ne la vivais pas, cette trépidante vie, je voudrais qu’on me la raconte dans les moindres détails ! Je vais te narrer, te conter, te bonnir, te… Soit. Depuis cinq jours, le matin, j’me lève. Luv coloc dort encore. Incompréhensible, me diras-tu ! Comment trouve-t-il le sommeil alors que cette magnifique fille en nuisette dentelle sexy se meut hors du lit (pyjama doudou, chaussettes, t-shirt XXL, pas démaquillée, yeux gonflés et tignasse de sorcière. Sérieusement, j’suis mariée, il fait moins douze dehors va niquer ta mère si tu me juges ok !) ? I dont know…. En mode Z3PO, je me dirige instantanément vers la machine à café. J’ouvre la porte du salon, qui grince depuis le début de l’hiver, faute au bois qui travaille, que des fois, j’ai envie de poser mon cul dans le couloir tellement j’en peux plus de ce grincement de misère qui me fait mal aux dents… Putain, ‘s’cuse, j’ai oublié, avant ça, je passe quand même à la salle de bain, déprimée, en mode carolo de la nuit mais pas dégueu, tu permettras ! Donc, une fois l’épisode désagréable de l’ouverture de la porte passé, je m’étale gracieusement dans mon divan, j’allume une de mes six clopes de la journée, et je checke le vide intergalactique du net. Ca me prend deux heures pour constater que je suis pas la seule à flirter avec le côté obscur. Une fois rassurée, je fais des « to-do » listes.  Généralement, là, je pleure pour la première fois de la journée. Du coup, je file regarder les chaussures. Des fois, je regarde motus. Il est onze heures. J’ai encore rien foutu. J’suis encore en pyjama. Luv coloc apparaît (pas que luv coloc soit un fainéant, mais luv coloc créée des trucs pendant la nuit, il est en perpétuel décalage… la vie d’artiste), et ne me dis pas bonjour assez vite. Deuxième crise de larmes (oui, je sais, si je continue comme ça, il va se barrer… Mais bon. J’écris pour aller mieux, on verra au prochain post…). On arrive facilement au JT de treize heures. Des fois, je me suis déjà brossée les cheveux….Les bons jours. Carrément, j’t’ai habitué à mieux, je sais, tu dois être terriblement déçu! Après, je nettoie. Puis je regarde des épisodes que j’ai déjà vu de « The big bang theory » et j’rigole aux blagues qui n’en sont pas de Sheldon. Je mange des chips trempés dans du coca. Même pas peur. J’prend mes hormones (t’sais bien le truc du bébé qui veut pas venir tout de suite) et, donc, je pleure encore (parce que j’ai peur des aiguilles, bordel, combien de fois encore vais-je devoir te rappeler cette unique constante de ma vie ? Hein ?) Quoi ? Tu dis ? c’est peut-être les hormones. Ouais, t’as raison. C’est peut-être ces merdes qui me dérèglent la résilience… Mais putain, ‘reusement que t’es là lecteur ! Plus sérieusement, je vais me forcer à retourner à l’atelier retaper de fauteuils, à aller boire des laits russes dans mon café pourri avec mes biatches, je te promets, ça va pas durer, je vais reprendre le contrôle. Pour m’aider, tu peux m’acheter des Louboutins, ce serait sympa, ça m’aiderait au moins à péter un câble constructif. Merci. Je te le rendrai bien, t’inquiète.

18:29 Écrit par Tout de bon! | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/11/2012

J'étudie mon cours d'Histoire des Styles

Et à trente-trois ans (ouais, je sais, je les fais carrément pas, laisse tomber, la jouvence, c'est myself), force est de constater que rien n'a changé. Comme à dix-huit, Roland Garros et le Mondial en moins. Je peux pas. J'ai mis le Shopping de AB3 à fond et je surfe sur tous les profils des mes nombreux amis FB. J'ai fait un résumé de résumé du résumé (quatre lignes pour dix pages, rien que des titres) et j'me rassure en planifiant une lecture assidue du cours pour... Samedi matin 07H45... Une petite heure avant l'exam proprement dit.

Quoi. Pourquoi changer une équipe gagnante qui a tapé du 60% durant toute sa scolarité sans jamais défaillir (en buvant, en fumant, en baisant, en sortant, en nageant, en faisant du théâtre et en se faisant insulter par sa mom's)? Hein? Que celui qui a pensé en ayant un look douteux se manifeste immédiatement!

A l'époque, je réfléchissais déjà à des sujets hautement philosophiques pendant mes glorieuses sessions d'étude intensive, délaissant rapidement les formules de math et de physique à retenir: Putain, D m'a carrément dis « on s'voit demain ». J'ai trop de la chance. D a prévu de me voir demain (ouais, espèce de cruche... D est dans ta classe, à moins que D ne décède d'une sclérose en plaque ultra rapide... Tu croiseras D tous les matins) ou encore S a maté mon cul, j'en suis sûre, quel froc mettre demain pour l'exam de chimie, comment faire pour être assise devant S et faire tomber le plus naturellement du monde mon stylo et surtout pourquoi Q n'appelle pas... moi, je l'appelle pas en tout cas... Allo, V, putain, j'suis trop dégoutée, j'arrive pas à étudier, Q n'appelle pas.

 Je sais, mes réflexions philo à 16 ans n'auraient pas fait bander G.Deleuze...

 Aujourd'hui, je suis une femme, je me shoote aux huiles essentielles pour gérer mon tempérament... impulsif.... (faute à moitié avouée... genre, j'écris ça juste pour satisfaire certains détraqués qui pensent que je suis complètement ingérable...) Et quand j'étudie, je pense à des vrais trucs... Enfin, que Freud serait trop fier de moi. Le rapport entre le nombre de coïts avec luv coloc et la bonne ambiance à la maison.... Et donc, sans généraliser, plus tu fais le sexe, plus le Lui t'écoute, plus le Lui communique et plus le Lui vide le lave-vaisselle. Faut le savoir. Ce qui entraîne moins de crises d'hystérie de la boule d'hormones que je suis. Bon, ça fait bander ni Freud ni Deleuze, mais y en a peut-être un qui trouvera dans l'équation Fête à la maison= Madame dit oui tout le temps X Monsieur s'acquitte de ses tâches ménagères de quoi se vautrer dans un hiver de marshmallows....

 

14:18 Écrit par Tout de bon! | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/11/2012

moi, future mère indigne...

 

Je pense sincèrement que la gynèco qui nous a reçus aujourd'hui va pourrait le penser. Moi, j'organise, je gère, mes affaires et celles de mon Lui... J'ai un agenda, je note. Je suis sincère, je reporte les tâches inaccomplies parce que j'ai regardé des épisodes"The Big Bang Theory"je suis over méga bookée dans ma vie. Quelques uns de mes amis proches te diront que je suis une psychorigide de première classe que t'en crèverais de jalousie devant tant d'ampleur. Et de perfection. Et de mauvaise foi.... Quand cette femme a dit, dans le texte: "Ben on peut tout à fait commencer la procédure de fécondation dès demain, première écho, j'appelle mes infirmières". Toutes les personnes du monde qui étaient en train de crier (et y a du monde au balcon, Gaza, Syrie, femmes battues, mari trompé, mon frère qui râle sur un chauffard, et j'en passe) se sont retrouvées dans ma tête. Un boucan, un poids... Elle est complètement dingue ou quoi? Tu crois que moi, qui ai planifié une journée à l'atelier demain, je vais changer tout ça pour aller faire une écho, avoir mal, grossir, ne plus savoir quoi faire de mes nichons, m'engueuler avec mon mec, avoir envie de fraises en février... Genre moi, c'est tout ça que je vois quand on me dit première écho. Même si la bonne dame a bien précisé 40% de réussite pour une première fécondation. Non, Madame, on commence pas demain. C'est pas possible. Je vais décéder, arrête de dire des trucs comme çà là, trouve-moi un sac que je souffle dedans. Bordel.

Faut que je la visualise ta procédure là. Que j'en cause en assemblée générale avec mon club de biatches, que j'en discute avec ma mom's, que je me prenne la tête dialogue avec mon Lui, que je surfe sur le net. QUE JE LE NOTE DANS MON AGENDA.

Donc, quand mon docteur faiseur de bébé a posé la question (que je t'ai notée plus haut, faut suivre bordel), je lui ai pas simplement dis non. Nooooon, j'ai pas fait ça. J'ai presque dit tout ce que je viens de t'écrire. Ouais. J'ai dit que j'avais un truc à faire demain. Que je voulais pas trop grossir pour les fêtes. Si, si, j'ai dit ça. Il me semble que j'ai même sous-entendu que pour sortir le weekend, on le (le futur bébé donc) mettra chez ma belle-sœur, elle nous doit bien ça...La doc spécialisée des ovocytes, à l'instant même, doit raconter à son conjoint comment ça lui casse des couilles de dépenser son temps et l'argent du contribuable pour inséminer des meufs qui veulent pas gosses... Mais Madame C. j'en veux trop des gosses moi, je veux trop rajouter des têtes à la maison que je pourrais psychoser, je te jure, une vraie envie, une volonté pure, carrément. C'est juste qu'il faut pas me faire des plans "on commence demain" . Non, moi, je peux pas. Il me faut du temps. Au moins une semaine. Bon, là, ce sera deux mois. Ben voilà. Deux mois, c'est juste le bon timing pour que je m'y fasse. Dans le cadre des procréations médicalement assistées... ce que je trouve de terrible, c'est cette façon de programmer ta misère. Allez, le 18, on m'engrosse, le 18 d'après, je gerbe, le 18 suivant je m'achète un pantalon taille 42! Super! Fais péter le champagne Champomy!! Faut reconnaître, mon Lui et moi, on a pas pour habitude de construire notre histoire simplement. Cinq ans pour s'aimer, huit pour se marier, trois pour acheter une voiture...deux mois pour acheter un appart... Bon. Parfois on est lent (parce que je dois tout programmer, voilà, t'as tout compris comment ça fonctionne!)

Demain, je pourrai aller à l'atelier. Oui, même si je suis coincée du dos. Je l'ai noté. J'y vais. OK?

23:02 Écrit par Tout de bon! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bébé, fiv, gynéco, grossesse, agenda |  Facebook |

12/10/2012

j'voudrais bien mais j'peux point

 

De retour sur mon blog, j'ai consulté mes statistiques...un truc fou d'espionnage pour savoir d'ousske vous venez quand vous débarquez sur ma page... Quelle surprise de constater qu'un internaute ayant recherché sur google "invention du toit plat"  termine finalement son parcours sur un billet posté il y a bien longtemps... L'objet du délit: http://pluchet.skynetblogs.be/archive/2010/07/20/histoire...

Cher internaute, je vous prie d'accepter mes excuses, je n'ai, évidemment, à travers cette note, pu vous apporter aucune explication rationnelle concernant l'invention du toit plat. J'imagine que son invention est la cause inhérente de la fainéantise d'un entrepreneur général. Une charpente, c'est chiant à construire. Alors le type a du s'dire: "Exit le toit, on fait un plancher en plastique résistant, basta." Ou un truc dans le genre. Au 17ème siècle. En Suède. J'imagine.

Je peux , cependant, vous dirigez vers l'émission "Superstructures XXL" de la chaîne National Geographic. Mon Lui y mate une chiée de documentaires, entre deux et cinq heures du matin, traitant de sujets identiques. Évidemment, sachez que cela aura un impact certain sur votre libido et votre couple. Je préfère vous avertir, afin que vous preniez l'ampleur des risques encourus par ce genre de pratiques sur votre vie sociale et amoureuse.

N'hésitez pas à me contacter si d'éventuelles questions sur, dans le désordre: la vodka, les insomnies, les gros mots, les filles, les chaussures, les découverts bancaires, les responsabilités, le burn out, Annie Cordy... vous traversent l'esprit. Moi, je demande pas mieux que d'aider... Et, il arrive, parfois, que je sois d'assez bons conseils, malgré les preuves accablantes qui tendent à prouver le contraire.

11/10/2012

t'as cru qu'j'étais mourru

 

 

Ce matin, j'étais en galère de clopes... je suis sortie en acheter au Paki du coin dans une tenue de clocharde... Une vraie baraki force trois mille de Charlewé, que si j'savais que personne ne lit ce billet (évidemment, i know...vous êtes 4317 à être connectés...) je rajouterais bien un p'tit « mes couilles ti » tellement je me suis faite peur...

J'ai failli décéder, c'était comme un signe. Fallait obligatoirement et urgemment que je poste un billet, agrémenté d'une photo. Pour que tu juges, cher lecteur assidu, de la dégaine de miséreuse!

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Alors bon. Passons.

Maintenant que j'y suis, je vais régler quelques comptes. Si. Si. Attends. Ça pue la trahison mon frère. Exactement. En cause: mes bitches. Oui, mes copines qui disent: « Pas d'arêtes dans le bifteck »...T'imagines, lecteur compatissant, le hight level de la feinte qu'elle peuvent parfois atteindre ces deux meufs? Faut du courage, du courach même... Je fais une cure d'Oméga 3, juste pour disposer d'assez de concentration quand je les vois.

Ces... conasses... désolée, mais tu m'connais...sous-entendent que mon dernier achat, un magnifique jeans taille 28/30 qui me sublime le cul que t'en crèverais, n'est, en réalité, pas un 28/30. Fronce le sourcil et capte le cheminement pervers de ces vieilles jalouses..hein. Alors quoi... Mon cul rentre pas dans un 28/30???Hein Mesdames?*$!!

J'ai des témoins de moralité, bande de vicieuses, du lourd, des femmes de flics... oui, je sais, elles n'ont pas prêté serment, elles, mais bon, je trouvais que ça en jetait... Et j'ai même une photo de la pièce à conviction qui sèche. Ensuite, bande de vipères malodorantes, quand vous m'verrez avec mon beau jeans qui ma couté un avant-bras, vous deviendrez lesbiennes. OK. On parie?

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Te jure.

Après toutes ces considérations hautement philosophiques, je me suis mise à bosser. J'ai rempli cette foutue déclaration trimestrielle de TVA. Ce qui paraît simple, comme ça. Mais avant, j'ai du ranger mes papiers. Trier. Compartimenter vie privée et vie professionnelle. Archiver. Ça m'a pris deux heures. Et voilà le résultat... J'en ai oublié de bouffer. Il est quinze heures.

 

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Elle est floue, je sais...pour pas que tu lises tout kes'ke j'avais écrit...

Allez, les vilains, tout de bon!

 

16:19 Écrit par Tout de bon! | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : levis, bruxelles, copines, meuf, cul, journal, pluche |  Facebook |

19/09/2011

DTC

Ouais. Carrément. Et même, dans mon cul à moi, pas dans le tien. En fait. D’ailleurs, permettez-moi de diffuser cette dépêche expresse : « Y a plus de place dans mon cul, frère, va chercher la misère ailleurs, on est salle comble question problèmes et petites enculades en tout genre ». Sérieux, vieux, t’imagine même pas comme je manque cruellement de chance en ces temps refroidis. Je suis carrément pas en phase. Si. Je te jure. J’arrive toujours en deuxième position (la demande de congé, la baguette chez le boulanger, la promotion de la semaine,…) Le type juste avant là, au timing plus serré, me chourave toujours ce qui semblait me revenir de droit. Bon. Ensuite, je fais des choix pourris. Ah, complètement. De la bonne pourriture bien verte avec limite un truc qui grouille. Je choisi la formation qui donne droit à aucun congé éducation. Sa mère. Le ministère de l’emploi l’a tout simplement exclue quoi. Voilà. Bon. Débrouille-toi fillette pour honorer ton quota d’heures de stage pratique, j’ai envie de dire. Hein ?! Je bosse dans une asbl qui, oh grand hasard de la poisse ambiante qui régit ma vie… ne compte pas assez d’employés pour obliger mon employeur à accepter une interruption de carrière… Un de plus dans cette putain d’équipe et c’est caisse. UN de plus. Ma vie est déroutée, déboutée, défaillante à UN près. Alors, bon, comment t’expliquer. Pour quelqu’un qui préfère la première place, la médaille d’or, les meilleurs points ou… rien. Rien. Je préfère rien. J’ai juste envie de crier, mais à un décibel près… ça sort pas. Putain. La petite pisseuse qui se joue de moi ferait bien de se méfier, le vaudou c’est pas bon, c’est pas bien, et c’est connu. Ca va se retourner contre-toi cette merde. Cesse. Cesse ou mon frère va te taper. Merci. Donc. A la lecture de cette note, je suis persuadée que, premièrement, seuls des hommes lisent mon blog. Et, deuxièmement, que mon manque de chance est provoqué par une fille (ben, grande et mince quoi parce que si en plus elle est moche et a des chaussures pourries, laisse tomber…). Qui a dit, tout bas, que j’étais borderline ? Qui ?

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24/08/2011

back in the day

Je trouve pas le sommeil, je viens avec toi gaspiller mon temps et le tien. En fumant une petite clope, comme à l'habitude, dans le semi pénombre. Encore. Comme une histoire qui se répète, ce perpétuel décor planté. Comme un air de déjà vu. Pourtant, plus apaisée, les sentiments sont différents. Cette année, c'est con à dire, j'aime un homme que j'ai aimé. Avant, presque comme une enfant. Sans sagesse, avec excès. Viens avec moi, on se tape un petit flashback d'une bonne dizaine d'années...La première fois que je l'ai rencontré, j'enregistrais un documentaire radiophonique sur les murs, les murs tagués, le tag en zo voort dans un entrepôt désaffecté. J'étais concentrée, trop d'écho, pas le bon micro, pas en mode "cherche un mec désespérément" mais boulot à peaufiner. Il était curieux et s'intéressait pas mal au matos, je lui ai mis le casque sur les oreilles, pour qu'il entende le froid et l'eau, le béton et la mousse verte qui le recouvre. Il a sourit. Il a secoué sa bombe, écouté à travers les fils et les ondes la bille qui flirte avec la paroi. M'a rendu mon casque, a regardé à son mur. Et s'est remis à peindre. J'arrive plus à me souvenir, mais je pense, après cela, le sourire, plus un mot. Puis, la semaine suivante, il est venu me chercher, en parfait gentleman, ponctuel, bien rasé. Il conduisait, moi, j'en profitais pour regarder son profil, ses mains, l'air de rien. Ses mains. J'ai toujours aimé les hommes avec de belles mains, longues et noueuses. Un peu usées aussi. Il avait de très belles mains, en changeant la vitesse, il m'a frôlé la cuisse, et j'ai eu des frissons. Début d'une histoire. Comme le morceaux de Mano Solo « Au creux de ton bras », parsemée de longues heures d'attente, il était l'homme que je n'avais pas. Mais dans mon lit. Des nuits orageuses et moites, au propre comme au figuré. Des ruptures qui nous rendaient encore plus dépendants, plus impatients. Devenue un pro du jeu. Une fois, il a plus voulu de moi. J'ai placardé la ville d'un collage WANTED avec sa gueule dessus. Il m'a appelée tellement il balisait grave. Avec excès, je te dis. Je peux pas vraiment te bonnir le moment exact ou tout cela a basculé en tranquillité vers une chaleur apaisante. Aujourd'hui, quand j'ouvre les yeux, c'est son visage endormi et son souffle chaud. Chaque jour. Tous les jours. Après tout ce chaos. Aujourd'hui. C'est son visage endormi et son souffle chaud qui me font totalement chavirer. Mon Lui.

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22/08/2011

SERIEUX?

 Je suis dans une phase de totale futilité. Cause du temps, ce mois d'août ne m'inspire pas de réflexions philosophiques sur l'être et le devenir. J'ai pas envie de fluoter ce que je lis, j'ai abandonné Duras et Bond. Edward, pas James. L'été me lasse, d'autant qu'on en a pas eu. Je feuillète avec intérêt les magazines de mode. La nouvelle collection automne-hiver a pointé le bout de son col en laine. En plein milieu d'un mini orgasme provoqué par une paire de Miu Miu, je tombe sur un cliché que c'est pas possible, les créateurs, faut qu'ils arrêtent de déconner! La photo d'une meuf, en robe. La robe noire, de base, bien coupée, indémodable qu'ils vous disent. A porter avec un it-accessoire de la saison: des mi-bas noirs et des sandales. Sérieusement? Allez. Faut pas déconner. Sur la filasse sans cul de presque deux mètres, c'est ni beau ni moche. C'est … Ben... la photo d'un mannequin pas souriant. Mais j'invite le bon monsieur qui a misé sur « la mode est un éternel recommencement » dans mon dressing (j'ai pas de dressing, mais rien que de l'écrire, j'ai bon). Voir en vrai le style mi-bas et petite robe noire. Suis sure qui manquerait que le tablier à fleurs et les mules pour que je ressemble à ma mamy. Des mi-bas. Avec des sandales. Quand je mets des mi-bas et que j'enlève mon froc, je verrouille la porte à double tours pour être certaine que mon mec ne me chope pas en grave délit de niquage de libido, voire volonté réelle de plonger notre couple vers un divorce imminent. C'est pire que les jambes qui piquent. Les mi-bas, c'est pas comme les bas jarretelles, ça fait pas le même effet sur le bipède primitif. En plus, ça laisse des marques sur le haut du tibia. Non. Vraiment, j'aime la mode, mais là, trop is te veel, je passe, joker, je me couche. L'hiver de Pluche se fera sans mi-bas. Même si je passe pour la ringarde de service. Sérieux.

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17/08/2011

Comme à la maison

T’sais, quand tu as une personnalité complètement borderline comme la mienne, c’est extrêmement éprouvant d’avoir une belle famille. Si, je t’assure. Moi, je module Monsieur, j’atténue, je diminue, je dissimile, je déguise mes élans, mon trop franc parler, mon impolitesse, parfois saucée d’une petite vulgarité…. Je fais un tout petit peu attention. Je te jure, quand je les vois, à leur contact, je suis une fille bien. Et tout. J’ai envie de dire. Presque une fille qui fait pas trop de bruit. Comme l’autre là. Ben écoute, en plus, ça me pose, je dois le reconnaître. Parce que, tu vois, chez ma mère, on parle toujours à trois voix, même si on est cinq. A cause que mon Lui et ma belle-sœur (putain sérieux, mon frère à un meuf quoi !)  arrivent pas à placer un seul mot dans notre chorale de reproches et de fous rires. Chez ma mère, c’est toujours, comment dire, tu vois ça tangue. On sait jamais si c’est le bonheur ou la tristesse qui vont nous submerger. On est l’un à côté de l’autre, mais on est obligé gueuler, je peux parler comme je pense, tout le monde est habitué. Chez ma mère, personne n’oserait me réveiller, chez ma mère, on me laisse dormir, parce que chez ma mère, on sait que je suis de trop mauvaise humeur que putain, connard, pourquoi tu m’as pas laissé dormir, je vais te taper. Non, chez ma mère, on peut presque parler de tout. En tout cas, même si elle a pas envie de l’entendre, elle va t’écouter. C’est sur. Elle est comme ça ma mère. Chez ma mère, je peux dormir tout un samedi dans le divan, et n’ouvrir les yeux que pour mater un épisode de Hooker. Ouais, ça se fait. Chez ma mère, on me laisse d’office la plus grosse part de fraises, tarte à la fraise, glace à la fraise et de melon. Aussi. Chez ma mère, je peux, à trente deux ans, taper mon frère. Et puis pleurer parce qu’il m’a rendu la pareille. Et le summum de truc de chez ma mère… ma mère dit aussi putain à chaque fin de phrase. C’est pas de la famille heureuse qui s’aime ça ? Hein ? Mais alors, quand je reviens de chez ma mère, je suis épuisée. Parce qu’être vraiment moi, c’est fatiguant. Non. Si, je te jure. C’est épuisant. Parce que c’est devenu rare dans la vie que je mène là. Les moments où je peux arrêter de contraindre mes mots au silence. Ben écoute, fais le calcul. Tu passes genre presque neuf heures au boulot ou vers le boulot. Allez, sept à dormir. Une heure pour décompresser quand tu poses ton cul dans ton fauteuil. T’en reste sept mon frère. Et là, t’as de la chance si t’es tombé sur le bon compagnon. Tu te doutes que mon Lui, c’est un peu comme ma mère. Je ne lui épargne rien de mes côtés les plus charmants. Sept heures par jour. Il ramasse grave le petit Lou. Mon frère a raison, lui faut une médaille à ce type. Il est trop fort !

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12/08/2011

Comme une envie de décéder

On est en plein marathon de l’hydratation dans ce bled, te jure. J’ai déjà des carences de vitamines C alors que ça fait  moins d’un mois que j’ai déposé les valises et rangé les douze bikinis. Que j’en ai mis que quatre, mais sa mère, on sait jamais, que je trouve un paréo rose là-bas oussk’on va en vacances. Du coup, j’emporte tout ce qui sonne raccord avec du rose, du jaune, du turquoise et plus si affinités, à savoir, une moitié de valise bourrée de deux-pièces synthétiques. Quoi, c’est moi qui la roule cette saloperie de valise. Merde. T’as remarqué. La valise, c’est toujours source de lourds conflits de valeurs dans un couple. Ton Lui, ouais, cet amnésique là, comprend jamais, ouais, chaque année, pourquoi t’as besoin d’emporter trois pantalons blancs. Le bipède pragmatique qu’il est en prendrait un. Toi, il te faut ton slim que si jamais on va en boîte, ton carotte parce que avec mes sandales croco ça tue et le loose bon ben on est vacances chié quand même ! Si l’Homme rode pendant cet exercice mental (ok, alors ce short, j’peux le taper avec ce top et, au pire, j’enfile mes Birken, les noirs ou les vertes... Mais ce short avec mes douze centimètres turquoise est aussi une option, alors bon, là, il me faut ce top aussi …) t’as douze chances sur dix que ça parte grave en couilles.

Bon, quand je suis rentrée de hollidays, cher lecteur, j’avais une belle teinte de caramel que t’aurais bavé grave devant mon épaule dénudée. Mais ne t’excite pas, le concept de la blonde à peau claire est déjà un des must de cet autonome en août. J’ai violé mon compte en banque pour acheter des crèmes high-tech qui m’évitent de cramer, mais avec cette décadence météorologique, j’ai récidivé rapidement. Gélules, crème de jour teintée, j’ai tout dévalisé pour garder la belle mine. Cette mine de fille heureuse. Qui kif son job, fait la fête tous les soirs avec ses amis et baise  trois fois par jour avec Lui. J’me préfère en vacances. En fait.

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14/04/2011

Si ça me plaît...

 

Ou pas. Lors d'une conversation avec un pote, je me suis entendue lui dire: «Tu lui gueules dessus, des fois, sur ta meuf. Parce que, des fois, quand je pousse le bouchon un peu loin dans le caprice, mon Lui, il me gueule un bon coup dessus, et là, je sais que c'est sérieux, j'ai déconné grave, je suis au top de l'échelle de la chieuse. Reste plus qu' à en descendre. Vite. » Alors bon, bien que je me tape dix mille formations sur la « bonne manière » de communiquer, que je prenne une chiée flottante de notes...persuadée que ce que le formateur vient d'aborder pourra décemment, un jour, sauver mon mariage...Oui. Je vais loin quand je suis en formation, c'est comme une thérapie pour moi. Payée par mon employeur. Je m'inscris essentiellement aux formations qui vont aborder des sujets comme la gestion de conflits (je pourrai toujours appliquer les formules magiques à mes propres conflits intérieurs...), la communication « non-violente » (comme ça, je pourrai arrêter de balancer ce que j'ai en main, un marteau, ou une foreuse ou bien encore un couteau, vers la personne qui vient de me contredire... A méditer...avant de me contredire...), la médiation (intervenir avec mandat entre mon moi gentil et mon moi pas gentil pour tenter de sauver ce qu'il me reste de bon sens... par exemple) et comment gérer son projet (si tu changes un mot, ça devient comment gérer mon couple, mes colères, mon compte en banque, mon addiction aux talons aiguilles, à la nicotine, et à la vodka...). Faut admettre, après la liste que je viens de vous taper, que je donne vraiment des conseils à la con à mes potes. Mais que nenni, y faut pas gueuler sur sa femme. Même si c'est une casse-couilles. Non. Il faut dire: « Ton comportement me rend triste, je ne me sens pas reconnu, ni écouté. Cette situation insatisfaisante que nous traversons a un impact négatif sur mon moral. » Voilà. En théorie. Sauf qu'avec ce genre d'engueulades, pas sure que tu tires le coup de la réconciliation. C'est vraiment pas sexy. Être moral ou succomber à la tentation de la folie? That's the question... Malgré la formation continue que je m'impose pour devenir un peu moins moi (c'est-à-dire...devenir presque normale), j'avoue que mon choix se porte plus vers la deuxième proposition. Sérieux. Je trouve que c'est important de bien s'engueuler. Crier un bon coup, casser des trucs...parfois en balancer sur les murs..Si, j'ai déjà fait ça. Une bouteille de coca, et mon téléphone. Te jure. Parce que si ça reste en toi, tous ces trucs pourris là, c'est trop la merde. Faut que ça sorte. La vie est trop courte, pour bien la vivre, en profiter, il faut dormir. Me retenir de péter un câble, moi, ça me file des insomnies. Et le seul moyen que mon Lui a trouvé pour calmer mes besoins vitaux de communiquer pleinement mes frustrations est celui-ci: Me crier parfois dessus. Une fois tous les six mois. Sinon, c'est carrément de l'abus de pouvoir. Faut pas pousser bobonne dans les orties, hein!

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09/03/2011

rue de termonde

Y a un type, à Bruxelles, qui roule dans une Polo bleue customisée d’un magnifique sticker « Pussy Wagon ». Genre.  Il est assis de travers dans son siège. Pousse à fond la première pour faire tout comme un grand pilote de course, dans les petites rue de Ganshoren. A huit heures trente du matin. Tu rends compte ? J’avais l’impression d’être à Farciennes, l’espace d’un instant. Ben ouais, les voitures tunnées, c’est un peu carolo. Je ne te parle, évidemment, pas des vielles caisses ancestrales avec les flammes hein. Ca, j’aime bien. Mais des Opel Corsa 2003 avec des éclairs verts et des têtes d’indiens. Moyen dans mon top des kifs. Je pense qu’il a zappé des éléments du grand Tarantino ! A savoir, le gars de la « Pussy Wagon » se fait défoncer la gueule par Uma. Avec une porte. Elle lui explose la boîte crânienne. Quel mec veut encore coller cette inscription sur sa caisse après cette scène ? Hein ? On est plus à l’abri de rien, même le matin. Si toi aussi, tu rencontres le type à la Polo bleue… écris-moi… Prends le en photo, parce que moi, j’étais tellement mal éveillée que j’ai syncopé sur place. J’avais pas bu tout mon café. Ma maman me le dit tout le temps : « Lève –toi plus tôt, mais prends ton café à la cool ! » Elle a raison. Le monde devient tellement « pythonnien », faut s’armer, être en alerte, ne rien lâcher, dès l’aube. Offensif au premier pied sur l’asphalte, la connerie et le beauf attaquent en tout sens, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.

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08/03/2011

Bad Boy

C’est la journée de la femme. Genre. Comme Saint-Nicolas quoi, on fait une fête. Les femmes ne seront pas de corvées vaisselle ce soir. « Y pas de quoi chérie, c’est la journée de la femme, fais toi plaisir ». Te jure. Les trucs à la con parfois. Et le reste de l’année, je me fais souffrir, hein ? La nature humaine est bien faite. Faut avouer. Avec toutes les énormités que nous entendons en ce jour consacré…nos oreilles tiennent le coup. Y pas plus macho comme journée. Regarde, mon collègue du bureau d’a côté, il aime la journée de la femme. Il est gentil juste aujourd’hui. Lui donne bonne conscience. Le reste du temps, il est pourri. Mais bien flétri, tu vois. Un beau salaud de toute grande classe, dissimulé sous un petit homme à l’air guilleret. Sans envergure, mais pervers quand même. C’est les pires. Ceux qui ont pas l’air. Quand tu as eu une maman comme la mienne, tu sais que l’hommage et le respect doivent être quotidien. En contrepartie des bruits d’os cassés, des nez lâchement percutés par des poings lancés à bout de bras musclés. En raison des mille phrases cinglantes qui, parfois, te forcent à déposer le second genou à terre. Pour ne pas oublier les regards soutenus qui annoncent le début de l’inhumain et soulève chaque poil comme le vent dans les herbes. Un regard. Parfois c’est comme un tsunami. Pour toutes les femmes, à travers le monde, qui ne possède plus leur corps, leur plaisir, et ne connaissent que soumission et peur. Une journée ne suffit pas. Le monstre est trop fort. Alors c’est chaque jour que nous devrions être vigilant, dans chacun de nos mots, de nos gestes. Mais évidemment, un truc qu’il faut faire chaque jour, c’est pas vendeur hein… rien de médiatique là dedans. Rien de rentable. Alors bon, messieurs, évitez d’être con, un jour sur deux, c’est déjà pas mal ! On s’en contentera !
A pluche les fous !

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09/02/2011

RSP

Gamins, mouflets, chiards, gremlins, enfants, boîtes à malices et à vices casée dans de la chair... Tu te doutes qu'on a pas dépensé pour un deux chambres sans arrières pensées. Pas complètement con. On a fermement l'intention de coincer, genre pendant dix-huit ans, un bout de nous dans cette deuxième chambre. Jusque-là, rien d'anormal me diras-tu. J'acquiesce mon ami!Que du trentenaire bien parti, dans les normes sociales et conventionnel à souhait. Jusque là...j'ai envie de dire. Vraiment. Parce que ces dernières semaines... pfff, laisse tomber! Trop is te veel, je ne le répéterai jamais assez. Passons sur le fait que nous essayons de nous reproduire, mon Lui et moi, depuis deux ans. Que même à Bruxelles, j'ai réussi à me choper un gynécologue carolo. Que j'ai cherché mon putain de merde jour d'ovulation pendant trois mois. Que les médocs me provoquent des ovulations de tyrex ressuscité. Que mes cheveux deviennent gris...ah non, rien à voir...quoique? Et que depuis jeudi...on est en RSP. Rapport Sexuel Programmé. Que du plaisir, j'ai cru que mon Lui allait sauter par dessus le bureau pour embrasser le doc...Mon mec il est reconnaissant lorsque la prescription se résume à : « A partir de ce jour...rapport sexuel une fois par jour pendant cinq jours » Je lui aurais offert un atelier et un studio d'enregistrement qu'il aurait pas eu ce trait de bonheur qui lui illumine la gueule. Le con. Te jure. Alors, évidemment, de prime à bord, cela ressemble à du bon plan facile à suivre. Attend. T'emballe pas. Pour le trouver, le jour du début des festivités sexuelles, faut faire des tests. Et c'est exactement à cette phase du processus de reproduction que tout se complique. Par tests, ils, les tortionnaires, entendent: écho (ça, je peux faire, même vaginale, ça fait pas mal) et prises de sang. Toute cette batterie de machins pour tomber sur La Période Idéale, que je suis trop fertile, trop de mauvaise humeur et que mon bide se déchire. Dois-je te rappeler, cher lecteur assidu qui me déçois beaucoup de pas avoir compris, que je déteste les prises de sang. Je tombe dans le pommes, peux pas m'empêcher, je fais des bleus, ma main, voire mon bras dans le pire des cas, devient inutile, dort, endolori. Il me faut du coca, des bananes, de la compassion pour m'en remettre. Trois jours d'affilés. J'ai l'air d'une toxico putain. Y a plein de trous partout. Alors, bien entendu, pour être vraiment chiant, tu dois pointer ta tête de à moitié réveillée à 8h à l'hosto, faire la file, être malade et arriver en retard au taf. Je suis cassée de partout. Mais bon, on est en RSP, pas de place pour les faibles. On suit la prescription à la lettre. Respect! Alors bon... sait pas trop... Inch'allah, comme on dit chez nous... Mais ce qui est certain, c'est que ce gosse qui n'est même pas encore là me fait déjà royalement chier. J'ai pas honte de le dire. Tu sais depuis combien de temps j'ai pas bu de vodka? Hein? Le sacrifice. Tu rends compte! Arrive p'tit bout, on a des comptes à apurer! Déjà.

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26/01/2011

Quand le rêve devient réel...

Bien au sommet du précipice, malgré les armes et la confiance, un instant, le doute parvient à se faufiler... Quand les songes les plus doux se transforment en la vraie vie, je sais pas pour toi, mais pour ma pomme, j'avoue, y comme un frisson de peur qui m'a remué! Je t'écris de mon salon. Mon nouveau chez nous...Même que si on veut, mon Lui et moi, on abat tous les murs, on peint des cœurs roses sur les murs et le lendemain, vraiment, si on veut, on les transforme en fleurs hippies chics... C'est nous le chef! Et être le boss, c'est pas simple. C'est pour cela, le frisson...Va falloir être perspicace, futée, débrouillarde et inventive pour que ce truc continue, de loin, à ressembler à un rêve! Il s'en est passé des trucs des trucs depuis la dernière fois... Le dernier billet. Des caisses à bananes ont envahi mon ancien appartement, elles ont bouffé tout notre espace vital, on a cru qu'on allait y rester, comme dans un bon film de série B. Elles ont fait le tri dans nos vies, décidé du futile, du vieux et du nécessaire. Putain de caisses à bananes! Ces petites bitches ont jeté tellement de trucs. Dont j'avais même oublié l'existence. Comme dirait ma tendre génitrice: « Ces caisses à bananes ont fait le ménage par le vide ». La vaisselle gardée soigneusement dans la cave depuis deux ans, buiten mon frère, déchetterie, comme je te le dis. Enfin, comme je te l'écris! Et je t'en passe des presse-purées et des vieux rideaux. Un vrai génocide de la vieillerie! L'ONU (Organisation des N'amis Unis) est venue à notre secours, avec un de ces putains de container sur roues, un ascenseur géant et des tas de feintes pourries pour lutter contre l'invasion des caisses à bananes. On a eu leur peau en moins de trois heures, un vrai combat d'arabes et de chats... Spéciale dédicace... On les a domptées jusque dans notre nouveau logis, emprisonnées dans la chambre n°2, celle qui, on l'espère, ne restera plus trop longtemps vide... Et on a repris nos biens, rangé notre vie dans de nouveaux murs, nos murs. Vie de fou j'te dis. Et on s'est même pas réveillé! A pluche les fous et merci à celles et ceux qui ont perdu quelques lombaires dans la fight! Dieu que c'était beau!

 

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05/01/2011

Drastique...

T’est déjà arrivé de vouloir dormir avec une nouvelle paire de chaussures tellement que tu les aimes, que tu peux plus les enlever, qu’elles vont super avec le patchwork incertain de ta garde-robe. Et bien tant mieux pour toi, petite égoïste égocentrique qui ne pense qu’à son plaisir. Pour ma part, ces sensations orgasmiques sont loin derrière moi, je suis au bord de la dépression. Avec cette période pourrie de solde qui me rappelle, sans cesse, chaussures à talons tu n’achèteras point. Tel est mon destin. Ai beau essayer de m’emballer sur le choix des futures peintures de mon futur chez nous, rien de comparable. La vie est grise, j’ai plus rien à me mettre et je trouve pas mon jour d’ovulation. Suis à deux pas de me jeter dans le canal. Savais que j’avais trop la pêche pendant les fêtes, ma période de dépression « nowelatique » (comme post traumatique quoi, mais ce rapportant à la Nowel ! Faut tout t’expliquer, consulte pour cette absence d’imagination !) arrive sur le tard, quoi ! Fais chier, bordel de merde. Ma carte Visa est emballée dans un carton avec une chiée de bouquins. Rempart à de trop lourdes dépenses. Et il se pourrait que je déballe toutes les caisses cet après-midi à la recherche du crédit d’or… La restriction ne sied pas à mon teint ni à mon humeur. Un fait. Je suis mal partie, se pourrait que la disette s’installe jusque mars… Tu rends compte. Si un jour, dans ta promenade, tu rencontres un tarée scotchée à la vitrine d’un magasin de pompes et bavant tout son manque, langue dehors et yeux qui pleurent… cherche pas… ce sera Bibi à  la dérive !

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03/01/2011

Résolutions

Définitions du dico : Décision ferme, en bref… Alors, je me lance dans la création d’une nouvelle liste ? Hein ? Pas sérieux tout cela, sachant que je vais, à peine et grands maux, en respecter… une… Hein ? Allez, juste pour le fun. Ma liste de bonnes résolutions pour l’an neuf !

Je posterai trois notes toutes les semaines sur mon blog mauve, répondant ainsi à la demande de tous ces lecteurs addicts qui me vénèrent.

Je perdrai cinq kilos.

Je vaincrai mon découvert, ne retournerai plus jamais en dessous de zéro, je deviendrai une gestionnaire hors du commun et niquerai les frais bancaires ! Ce qui implique, implicitement, la chose suivante : je ne m’achèterai plus de chaussures.

Je retournerai nager deux fois par semaine. Pour arriver à respecter la deuxième résolution. Faut être logique hein !

Je trouverai enfin mon putain de merde de jour d’ovulation, arrêterai donc de claquer ma thune si précieuse, dans des tests à la con. Mais bordel, comment font les autres meufs ? Je la trouve jamais cette foutue période. Mes copines me disent : « Tu le sens, tu dois être à l’écoute de ton corps,… » Mais putain, je suis à l’écoute de rien du tout moi, je combats. Tu crois que je le temps d’analyser mes coups de gueule ? Te jure !

Je diminuerai la clope. Si promis juré. Et si je tombe enceinte, j’arrêterai complètement, mais uniquement si…

Je ferai à bouffer tous les soirs. Même le vendredi. Rien qu’en l’écrivant, je me marre, tu peux être certain que celle-là, elle va valser avant le dix janvier !

Même que je vais arrêter de me plaindre, de m’énerver, de dire des gros mots, de boire de la vodka, d’arriver en retard au boulot, d’avoir peur, de jamais finir mes tasses de café, d’être cynique, ect. Et tous ceux-là, c’est déjà foutu, ils comptent pour du beurre, mais bon, comme j’y avais pensé, je te les communique chers lecteurs. Une chose est certaine, en 2011, il va se passer des trucs inconnus, qui me font très peur, mais je gère, faut pas t’inquiéter. Si le monde me fait le gros dos, m’en fous, je resterai dans mon appart au parquet qui tue, à écrire, coller, restaurer, réparer et décorer. Parce qu’en 2011, Mon Lui et moi, on devient propriétaire ! Gin gueule belle les vilains ! A pluche !

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15/12/2010

Working girl

Comment t’expliquer, j’ai un quintal de trucs à faire, boucler, régler, et j’en passe. Je suis devenue une working girl, t’imagine même pas. Alors, déjà, je suis méga en avance sur mon retro planning du taf. En cause, ma collègue et moi, on s’est donnée grave, à corps perdus, non, défendant, non… Soit, passons. De peur de pas arriver à tenir les échéances, on a galopé comme des amazones en guerre. Résultat… Trop cool la fin d’année !!!! J’ai payé toutes mes factures, assister à un mariage, un baptême, une fête d’anniversaire, une de départ, trois bouffes filles, un petit peu de soirées en amoureux et un week-end de dispute… Si ça, c’est pas la grande classe. Même que j’ai pas beaucoup bu. Ah oui, j’ai été malade pour l’hiver aussi, sinusite ! Wep soldat, je sais, ça fait vachement mal, mais j’ai survécu ! Bon, et alors, vraiment, quand j’avais rien à faire, j’ai acheté un appartement. Sur mon temps libre quoi ! Un sympathique 90 m² avec du parquet et tout. J’ai aussi harcelé un bureau de notaires afin de signer le compromis dans les temps, et puis, maintenant que je trouve cela drôle d’enquiquiner les notaires, ben je continue, histoire de signer l’acte authentique mi-janvier. J’au vu plein de fois une nouvelle dame de la banque, qui a gentiment accepté de nous prêté la corde avec laquelle on pourrait bien se pendre, à savoir, un prêt de plein d’euros (j’ose à peine imaginer le nombre incroyable de paires de chaussures que je pourrais acheter…) ! Son nom de famille est identique à une grande star américaine, Hollywood and zo voort, qui a eu plein de maris. Si c’est pas fashion… La classe, hein. J’ai pas fait les choses à moitié, hein ?! Pendant ce temps là, mon Lui est devenu un artiste qui vend des toiles et a des articles dans les journaux. Ben oui. On se la coule douce pendant deux ans et hop, en trois mois, on rattrape le retard. Classique. Avec toutes ces émotions, j’ai pas arrêter de bouffer… j’ai repris les trois kilos perdus cet été. La poisse quoi. Je vais devoir faire du sport. Mais comme les deux mémères qui m’accompagnent ont, elles aussi, grossi… On ira à trois, ça nous permettra de dire du mal des gens et de boire de l’eau ensemble. Cette vie de fous, te jure… Allez, je vais aller faire une ou deux caisses là, parce qu’il faut que je me bouge hein, je vais déménager !!!!!!!! Je suis grande, mon Lui est grand, on est adulte, on a acheté un appartement… t’y crois ça ? !!!! Bon, on signe mi-janvier, alors va pas le raconter à tout le monde… pas la peine que ton petit cousin soit au courant, ok ? C’est entre toi et moi !

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29/11/2010

Schizo

C'est quand tu fumes mais que tu détestes que ton appart sente la clope, de même pour tes fringues, tes cheveux,... Alors tu mets tout un jour et tu le balances au panier à linge sale, tu claques ta thune en bougie qui parfume discrètement ton intérieur, la température ambiante de ton chez toi varie entre douze et quinze degrés. Ben oui, tu laisse toutes les fenêtres ouvertes, surtout quand le linge sèche. Même que la salle à manger, qui ferme, est devenue une laverie en fait. Le linge y sèche solitairement... A l'abri des molécules de nicotine. Des fois, tu passes ton dimanche au lit. Histoire de te préserver de l'envie de t'en griller une. Ah oui, on fume pas dans la chambre hein! Quand même. Ah ben oui, dans la salle de bain aussi, c'est interdit. Tu penses bien. Alors, vraiment, je me dis des fois: « Mais arrête putain ». Et là, je me vois en soirée avec mon verre de vodka... Et je renonce. Comme je suis dans la dèche à cause du « coût de ma vie » et que le crack boursier s'est attaqué de plein fouet à mon compte en banque, je vais m'aligner sur ma nouvelle collègue. Elle fume quand elle boit. Trois paquet en un coup, mais juste le samedi soir. Pas mal hein... En plus d'une économie certaine, c'est tout bénéf car moins d'odeurs indésirables at home. On pollue juste chez les autres quoi. Moi, ça me va. Demain, je commence à pas arrêter...Voilà. C'est cool. Mais bon, les copains.... empêchez-moi de sortir me déglinguer la tronche tous les soirs juste pour fumer des clopes, sinon, ça rime à rien cette histoire. Faudrait pas qu'en plus, je devienne alcoolique! Enfin, vraiment alcoolique, quoi. A pluche les fous!

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18/11/2010

Les suédois

 

Ou les affrontements de valeurs, la guerre des conceptions, le règne de la mauvaise foi… the place où en trentes secondes, sur un malentendu, tu peux presque divorcer. Evidemment. Tu voudrais remonter le temps, le seconde précédant cettte stupide exigence: “Loulou, y en marre d’aller toujours chez Ikéa sans toi, merde, investis-toi un peu, bordel, dans la déco de ce foutu appart, fais chier, sinon je pleure, c’est toi qui l’aura voulu!” Là, tu te dis que tu as grave manqué de tact et de fugacité. Couple moderne, renvoie à femme moderne et homme… qui passe l’aspirateur et trouve que la vert anis est cent fois plus style que le vert olive. Voilà ce qu’ils te disent dans les magazines, voilà pourqoi tu cries, pourquoi ta vie se transforme en une épopée militante… Alors qu’en fait, moi, je m’en balance grave qu’il choisisse son vert… parce que celui que je veux, c’est le vert olive. Donc, je vais tout faire pour l’avoir. Chantage, lèvre qui tremble, yeux de chienne battue (si si, ça existe),… Dans l’absolu, je préfère ne pas me le traîner chez Ikéa. Et je sais pas pourquoi, une à deux fois par an, je le saoule grave pour qu’il m’y accompagne. Le résultat en résultant identique. A tous les coups…On se fait la gueule au retour! Déjà. Monsieur prend des raccourcis. Genre, ces suédois, ils ont conceptualisés des petits chemins, te premettant de profiter de toutes les collections, de dépenser plus… Mais non, Monsieur, il prend des raccourcis. Et vas-y qu’on passe des canapés aux salles de bains, et zou… escalier, direction rez-de chaussée. En attendant, toi, t’as loupé le tout nouvel espace “aménager son 45m2” avec la cuisine rouge brillante que tu te jetterais à terre pour la posséder…  Le coin étagères avec la nouvelle ‘schkimulgid’ en rose fushia, les housses de couettes, les chaises… En gros, t’as tout loupé quoi. Le tour a duré quatre minutes, montre en main. Et là, il en a déjà marre. T’oses à peine lui dire que tu n’as pas besoin de casseroles, mais qu’on y passe quand même, parce que c’est beau… Hein. Déjà qu’il ne voit pas la nécessité de checker les chaises de salle à manger, vu qu’on a a déjà ( des vielles, pourries, qui ont dix ans. Beige alors que le reste du mobilier de la sallle à manger est noir… Lui, il voit pas le besoin… Hein?!!! Tu captes le truc). Généralement, une fois arrivée au rez-de chaussée, je tire déjà la tronche. J’ai rien vu, même pas eu le temps de réassortir notre stock de minis-crayons… rien, j’ai envie de pleurer. Me dis, stupidement, comme on a tracé, à l’aise,  il me laissera regarder les nouveaux tissus, les bougies qui sentent bon, les rangements pour le bureau… Oui, il me laisse faire. Les bras croisés, le pied qui danse , le sourcil relevé et le front qui transpire. Comme tu l’aimes ce type. Tu capitules. “C’est pas grave, Loulou, je reviendrai avec les filles, viens, on y va”. Voilà. Tout ça pour ça. Les mecs nous rendent la vie infernale chez Ikéa pour tester notre amour. Mais bordel, je lave tes chaussettes… Qu’est-ce qu’il te faut de plus. Je suis épilée de partout… tu crois que je suis sado où quoi???? Hein???? Que c’est pour mon plaisir??? Pffff… Te jure. Te raconte même pas quand tu dois vraiment aller chez Ikéa avec lui car tu dois vraiment acheter un truc de toute grande importance… Là, c’est pire. Nul les mecs!

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09/11/2010

J'suis sur un coup... la suite...

 Chers lecteurs assidus, fidèles, secrètement amoureux de la belle petite Pluche... Ne te cache donc pas pour rougir. Tu me fais craquer... Incroyable comme j'imagine que tous mes lecteurs sont des mecs... alors que je sais pertinemment que seules des femmes uniques et incroyables lisent mes billets. Et mon 'Lui'. Qui n'a pas le choix. Soit. Préparez donc la bouteille de vodka les amis! Bientôt, vous partagerez avec moi une nouvelle aventure, faites de renoncement (aux chaussures) et de multiples signatures! Nouvel épisode de ma trépidante vie qui débutera officiellement en janvier, si tout va bien , si tu touches ta tête et du bois, inch'allah, si Dieu et ma mère le veulent! Ce qui, soit dit en pensant, augure des billets postés de toute grande classe, avec un niveau de folie et de caprices hors normes. Si, si, je peux faire pire. Ne me mets pas au défi, tu sais que tu peux pas test. Je te l'ai déjà dit! Allez, avoue, tu crèves d'envie de savoir, hein? Hein? Rhâa, je le savais, ma main à couper, persuadée de ta réponse. En mode même pas peur, quoi! Mais je peux pas te le dire encore. Ouais. Rapport à ma peur de m'attirer la malchance, tu vas devoir patienter. Je te laisserai quelques indices éclairés, ici et là, au détours d'une petite note...Sinon fier partenaire, ma cure de désintoxication aux talons aiguilles et aux soutien gorges corbeilles m'épuise. L'addiction. Te jure, c'est pas si simple. Passe des heures à surfer sur le net à la recherche de la paire de pompes de créateurs à 30€... Ça se bouscule pas au portail google mon frère! Remarque, je déclasse mon record personnel de non-achat de tissu et de cuir... de sept jours, dix-sept heures, vingt-deux minutes et, attends, trente-quatre secondes. Ben oui, comme en natation, chaque seconde compte. En parlant de natation, ce temps pourri m'empêche de me rendre à la piscine. Et comme je suis toujours accro aux chips au ketchup, j'ai vraiment peur pour la santé et la fermeté de mon cul. Mais bon, je vais pas tout t'écrire en une fois. Mon cul sera le prochain sujet développé sur ce blog mauve. A pluche les fous!

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02/11/2010

Les femmes de ma vie.

Je pensais aux femmes qui ont parsemés mon petit bout de vie. J'aime dire petit bout de vie, ça fait dix ans que je dis petit bout de vie. Tant que les vieux vivent encore plus vieux, ma vie reste petite. Du bon dans l'évolution... Les femmes de ma famille, ma mom's en premier, ma grand-mère, celle que j'ai connue et l'autre, celle que l'on m'a racontée, ma tante K. Mes premières héroïnes. Mes amazones du quotidien, redoublant d'ingéniosité pour transformer la précarité et les secrets familiaux en grandes odyssées. Une moitié plantureuse et ronde, l'autre... ben... ronde et le torse peu bombé. Et moi, au milieu de tout cela, le juste milieu de tout ce bric à brac. 85 C. Au milieu, vous dis-je. Ensuite, mes premiers coups de cœur amicaux. En secondaire. Mon Emilie, m'annonçant son homosexualité dans les toilettes, pendant la pause... Avec les premières amies, les premiers délires, les mecs, les joints, le cul... pfff... Malgré les pétasses insupportables à se coltiner pendant six ans, de trop bons souvenirs de cette époque. Un peu plus tard, la Valou, coup de foudre intellectuel. Les vieux greniers des maisons inhabitées, la récup, les secondes mains de fringues, le théâtre, la littérature, la musique, les mecs qui comptent et te font grandir... Et puis, le grand départ vers Bruxelles. Qui a malheureusement mis fin a de belles histoires d'amies. Les chemins empruntés bien opposés, les études enthousiasmantes et le boulot pour les payer m'ont éloignées de certaines d'entre elles. Sans amertume aucune. Pas dit qu'on se retrouvera pas... avec l'ironie de la vie, ne rien considérer comme acquis ou définitif. Et là, le choc. Doudou. L'apothéose. Le double. Quand tu oses même pas dire ma meilleure amie, de peur que ça t'apporte la chkoumoune! Tomber en amitié, c'est pire que tomber en amour. Persuadée que je suis que nous pouvons tomber en amour à plusieurs reprises. Mais l'amitié. Quand tu tombes sur la personne qui accepte qui tu es et ce que tu veux être... Putain, il faut pas la lâcher. Je l'ai pas lâchée la Doudou, mais elle est partie. Elle va peut-être revenir. Mais comme elle est complètement dingue, un peu comme moi, rien n'est sûr! Va t'en savoir. Tous les moments partagés, les crises comme les fous rires, les remises en question de la vingtaine, elle a toujours été là. Infaillible. Une vraie pro. Les soirées thé... oui, c'est pas un mythe, nous les filles, on boit du thé en fumant des clopes sans voir la nuit tomber. Le coaching du non appel passé en cas de rupture. Elle était là. Déménagement. Là. Emménagement. Idem. Mariage. Encore présente. A mon avis, j'attends de la retrouver pour faire un gosse. Ouais. Et puis, vases communicants aidant, les copines de mon 'Lui', les dingues du boulots, une belle chiée de folles. Qui prennent de plus en plus place dans mon petit cœur, malgré que je pensais qu'y en avait plus. Ben si. Y en a encore. Que des femmes merveilleuses, toutes un peu barjes, qui chaque jour, par le souvenir ou par leur présence, me permettent de ne pas trop me perdre dans la superficialité du quotidien... Merci les girls de faire partie de l'aventure. Avant, maintenant et demain.

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18/10/2010

J'suis sur un coup!

Peur d'écrire, de trop en dire et de m'attirer la chkoumoune du siècle... qui vient de commencer, je sais, mais complètement flippée que la plus forte et terrible malchance du millénaire s'abatte sur ma petite personne, mes petits plans...Ma petite entreprise, comme dirait l'autre. Bon, alors comment te faire partager l'expérience exaltante que je suis en train de vivre sans en dévoiler trop. Exercice de style pour la spontanée que je suis. En fait, j'ai peur de moi. T'étonnes pas si j'appelle pas, si tu me vois plus... je sais pas tenir ma langue, alors, je me cache. Non, je ne suis pas encore enceinte, je te rassure cher lecteur, les histoire de chiasse et de nausée, c'est pas pour ce tome-ci... Et autant te dire qu'une belle cuite de renommée mondiale m'attend si je fais péter la baraque de la baraka! Prépare la vodka frère d'arme! A nous la Pologne. Je viens de taper une pause 'sortie des haricots de l'eau bouillante', comme je peux pas te conter le fin mot de l'enroule,je te noie dans du superflu. L'avantage, c'est que tu en connais un peu plus sur ma vie trépidante, et ma cuisse qui ne cesse de trépigner... tu sais que je bouffe des haricots. Prochain billet, je te développes la recette de la sauce. Bon, comment faire? Écoute, je te décris les symptômes physiques et psychiques... Hyperventilation constante, insomnie chronique, crise de boulimie, paquet de clopes fumé en peu de temps, irritabilité suivie de moments de grande joie, jambe qui danse le jerk en permanence, la gauche, ongles rongés... Qui a pensé comme d'habitude. Hé ben non, Monsieur, en pire! De la Pluche en stress puissance wattmille... De la dynamite, de la pression pure. Ah, mais je gère, hein. Faut pas que tu croies que la situation de l'enroule me tétanise, non. Je gère grave! Sur tous les fronts. Hyperproductive. J'ai jamais aussi bien bosser depuis un an... Je suis à fond et cumule les mandats! Putain, cher collègue, cher admirateur secret, si tu savais comment je crève d'envie de te balancer le truc qui est sur le point de m'arriver... Mais j'peux point. Ai promis. Deux fois. Et pas le même jour. Une fois à moi-même et une fois à mon Lui. J'suis trop dans la merde profonde du truc que tu crèves d'envie de balancer... hé ben non! Tu peux pas! Passons. Si, si, passons, n'insiste pas. C'est du lourd, tu peux pas test!!!!!!! Allez, dans pas longtemps, je lâche le morceau... promis, juré, craché! Si mon corps résiste à ce que je suis en train de lui faire subir. Te jure! A pluche les fous!

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27/09/2010

Le pire jour de ta vie

C'est celui où tu pars bosser à l'heure à laquelle tu devrais déjà être au bureau. En retard. Gestion spatio-temporelle problématique... Tu trébuches sur un caillou. T'as mis des talons. Parce que maintenant, tu mets souvent des talons. T'es genre grave une femme féminine. Tu tuerais pour des Zara vertes pommes 12 cm aux soldes. Avec tes ongles. Ouais. C'est ce jour là que tu te dis: « Putain, je mets des talons tous les jours ». Même que la semaine passée, t'as ressorti tes Vandales tissu doré, swootch bleu d'un côté et rouge de l'autre... Pour les non-initiés, des pompes grave collector! Et au bureau, tout le monde a cru que t'étais venue en pyjama. Parce que d'habitude, c'est talons et pièce stylée de la saison. Ouais. Tu dévies vers un mode de vie qui ressemble à fond à celui de ta mère. C'est aussi le jour où tu bois un verre en terrasse avec des copines. Tu crois que t'es un perpèt parce que c'est l'orage, mais toi, t'en as rien à branler, tu restes à ta table, en terrasse, suffisamment protégée par le parasol. Reconversion parapluie. Et tu causes, tu fumes, tu bois des bières. Un mec te demande une clope. Tu l'as lui files. Tu connais la galère de tabac dans certains moments cruciaux de la vie. Et le type te dit: « Merci Madame » Madame. Putain. Sale con, je t'emmerde moi. Madame. Non mais quoi bordel... t'as pas vu mes Nike dorées?????? Ah, non, merde, j'ai mis mes talons. T'as envie de le rattraper, mais bon, le soutien noir/t-shirt blanc fashion, sous la pluie, devient vite un peu vulgaire, université d'été américaine, quoi. Alors ton cul reste fixement accroché à l'assise de la chaise. Y a dix ans, en survet noir à capuche, jeans XXL et vandales aux pieds, tu l'aurais dégommé, ce jeun's... Madame. Mais bon. J'ai allumé une clope, commandé un verre de vin et bouffé mon assiette. Dans cet ordre là. Apparemment, je suis devenue une madame sans trop m'en rendre compte. Putain. Cotisez-vous et payez moi le coffret intégral des Cités d'Or... Vite, ça urge.

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22/09/2010

CURVE ID

Je trouve le concept génial et complètement racoleur, un argument de vente en béton, bien qu'avec nous, les filles, les commerciaux doivent-ils encore se creuser les neurones pour trouver le bon argument de vente? Soit. Levi's a tapé fort et juste, en fashionista addict, je me rends dare-dare sur le site, histoire de trouver le jeans taillé à mon corps, ou plutôt à mon cul, mes cuisses..., le jeans de mes rêves, ma seconde peau, que je vais dormir avec et tout... Le Jeans quoi, avec la majuscule glorieuse! Hop, page d'accueil du site...Alors, ils te proposent, hein, les commerciaux géniaux de la grande entreprise prospère, de cliquer sur la meuf qui te ressemble le plus. Grand, énorme moment de solitude. Les meufs... j'en trouve aucune qui me ressemble. D'abord. Je vois pas trop quelles sont leurs différences. Ensuite. Ce sont leurs points communs qui me sautent aux yeux. Grandes, minces avec des jambes interminables, des cheveux en mode lionne, et des chaussures magnifiques dotées de talons de douze centimètres. Je bave. Je pleure, c'est l'ouverture des glandes et sécrétions en tout genre. Bon. Apparemment, eux, les commerciaux et stylistes libérateurs de la fesse coincée, ils en trouvent des différences. Moi, j'ai du lamentablement cliquer sur l'onglet culpabilisant 'vos mesures'... Où le tour de taille commence à 60 cm... Si, je te jure, 60... C'est pas une blague... et le tour de cuisse à 38 cm. Si, 38, je suis sérieuse. Je pleure, j'te dis. Enfin. Soit, passons. Le moteur de recherche me trouve le jeans de ma life... Me demande: « tu veux voir le modèle »... Ben oui connard, j'aimerais bien le voir le modèle...Je sais, c'est ridicule d'insulter un site, un moteur de recherche, un truc sans âme... Et là. Putain de salopards de Levi's... Arrive cette grande black, la fesse ferme et rebondie, la jambe élancée... Le ventre plat, évidemment. A se demander si elle se murge de temps à autre la gueule à la vodka ou à la chope, cette pauvre fille! Maintenant, moi, je me projette. Dans ma petite cabine d'essayage aux néons pourris du Levi's store de la rue Neuve, avec la vendeuse bonasse qui me stresse de l'autre côté du lourd rideau. Je me projette. Et j'imagine ma gueule décomposée quand, dans le miroir, je m'apercevrais que le jeans de ma vie ne me fait absolument , de près, de loin, couchée ou en poirier, pas ressembler à la black du site. Je la vois ma tronche, mais je t'explique même pas. Enfin, jusqu'à ce moment fatidique où la réalité reprendra sa place prépondérante dans ma vie de rêveuse... Demain, je chausse mes plus beaux talons, sous le soleil naissant de l'automne, je vais me la raconter grave... Persuadée que je vais bientôt ressembler à la black du site, un petit air de No Doubt dans la tête (oui, j'ai adoré, à l'époque, « I'm just a girl », et quand je mets mes lunettes mouche, je me prends pour Gwen Stefani, moi, Mâdame!) A la pointe du style qui tue, grande, droite et fière... Le plus douloureux dans la chute... C'est pas la chute, c'est l'atterrissage... Suite au prochain billet!

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